Séminaire international de Philosophie de l’éducation Besançon / Liège

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Descriptif

Centré sur les questionnements, les paradoxes, les difficultés et les querelles de la philosophie de l’éducation, le séminaire prend comme fil conducteur la notion d’idéologie pour envisager les questions suivantes : l’articulation entre politique d’asservissement et politique d’émancipation et le rôle du langage dans cette difficulté ; l’articulation d’un concept d’enfance à une philosophie du langage et du discours ; la question de la constitution de communs dans la langue et l’éducation ; les rapports de l’institution scolaire et du travail.

Fonctionnement

Ce séminaire, ouvert à tous, est un séminaire tournant entre Besançon (France) et Liège (Belgique). C’est un séminaire de travail, chaque séance correspondant à un programme de lecture détaillé en amont, précédé d’une présentation problématique de ce corpus par l’un des membres du séminaire. Chaque séance dure une demi-journée.

Calendrier

  • 27 janvier, 14h-17h et 28 janvier, 9h00-11h30

  • Besançon, UFR SLHS, 30 rue Mégevand, Grand Salon

  • Pratiques linguistiques et pratiques scolaires du point de vue du matérialisme historique

ances animées par Antoine Janvier (Université de Liège) et Fabio Bruschi (Université de Louvain).

« [L]’Eglise a été aujourd’hui remplacée par l’Ecole dans son rôle d’Appareil idéologique d’Etat dominant ». L. Althusser, « Idéologie et appareils idéologiques d’Etat ».

« L’unité d’une langue est d’abord politique. Il n’y a pas de langue-mère, mais prise de pouvoir par une langue dominante (…) ». G. Deleuze, F. Guattari, Mille plateaux.

A partir des années 70, sous l’impulsion des luttes étudiantes, la question de la forme scolaire s’impose comme un problème névralgique aux yeux des intellectuels d’orientation marxiste, en particulier dans l’entourage de Louis Althusser qui publie en 1970 sa célèbre note « Idéologie et Appareil idéologiques d’Etat ». Plusieurs travaux (Baudelot et Establet, 1971 ; Balibar et Laporte, 1974) s’efforcent de remettre en question l’image que l’institution scolaire donne d’elle-même comme milieu neutre et indépendant des luttes de classe, et de comprendre sa « séparation » comme une manière spécifique de participer au processus de la reproduction de ces luttes sous l’égide de la classe dominante. Ces travaux se détachent de l’approche proposée par Bourdieu et Passeron dans les mêmes années. Si Bourdieu et Passeron insistent sur la manière dont, à travers sa fonction « démocratique », la scolarisation généralisée enregistre les inégalités entre les individus dues à leur origine de classe, l’orientation marxiste défendue par Baudelot et Establet ou Balibar et Laporte comprend la scolarisation comme une opération de reproduction active de la division entre classes au moyen de sa prétention à l’unité et à l’unification de la masse des citoyens. Pour ces auteurs, l’opération de reproduction active passe en particulier par l’apprentissage linguistique : la division scolaire se déploie avant tout comme la division entre pratiques différentes d’une même langue essentielles à la constitution du français comme langue commune. Que ce soit d’un point de vue plus systématique (Baudelot et Establet) ou d’un point de vue plus directement historique (Balibar et Laporte), deux séquences sont identifiées comme jouant un rôle fondateur dans ces processus d’unification-division : la Révolution française, où se développe l’uniformisation linguistique, et la mise en place de la scolarisation généralisée sous la IIIe République.

Nous proposons de revenir sur ces travaux aujourd’hui relativement oubliés, et d’en dégager la cohérence théorique à partir de leur inscription dans la problématique althussérienne de l’idéologie d’une part, et, d’autre part dans le champ des analyses politiques de l’uniformisation linguistique développées dans les années 70 aussi bien par des historiens (De Certeau, Julia, Revel) que par des philosophes (Deleuze et Guattari). Ces approches nous permettront d’aborder d’un point de vue critique, à la fois historique et systématique, la manière dont les différentes pratiques d’apprentissage de la langue participent, par leur inscription dans la forme scolaire, à ce qu’on pourrait appeler un processus d’unification divisante. Il s’agira par là d’éprouver la possibilité d’introduire une position non scolaire dans l’appareil scolaire même.

L. Althusser, « Idéologie et appareils idéologiques d’Etat » (1970), in Sur la reproduction, Paris, PUF, 2011.

Chr. Baudelot, R. Establet, L’école capitaliste en France, Paris, Maspero, 1971.

R. Balibar, D. Laporte, Le français national. Politique et pratique de la langue nationale sous la révolution, Présentation de E. Balibar, P. Macherey, Paris, Hachette, 1974.

M. De Certeau, D. Julia, J. Revel, Une politique de la langue. La Révolution française et les patois, Paris, Gallimard, 1975.

G. Deleuze, F. Guattari, « Postulats de la linguistique », in Mille plateaux, Paris, Minuit, 1980.

R. Balibar, L’institution du français. Essai sur le colinguisme des Carolingiens à la République, Paris, PUF, 1985.

Alexandre SIMON

alexandre.simon [at] edu.univ-fcomte.fr

Docteur de l’Université de Franche-Comté en philosophie

Sous contrat doctoral, 2008-2011

Sujet : Scepticisme et politesse dans l’œuvre de David Hume
Directeurs de thèse : Frédéric Brahami

Agrégé de philosophie

Professeur au Lycée Français International de Hong Kong

Publications

– « Hume et les “lumières radicales” », in Dialogue. Revue canadienne de philosophie, vol. 49, n° 3, novembre 2010, pp. 381-394.

– « L’histoire naturelle de la religion et les Dialogues sur la religion naturelle », in F. Brahami (dir.), Hume – L’individu, Annales Littéraires de l’Université de Franche-Comté n° 848, Besançon, 2009, Presses Universitaires de Franche-Comté, pp. 93-122.

– « Scepticisme, sociabilité et art d’écrire : Hume à la recherche de la gloire littéraire ». In J.-P. Cléro, P. Saltel (dir.), Lectures de Hume. Paris : Ellipses, 2009, pp. 95-122.

Communications

« Vérité et sociabilité dans la philosophie de Hume », Colloque international « L’invention humienne », 13, 14 et 15 mars 2008, Université de Grenoble II, Laboratoire « Philosophie, Langages et Cognition » (EA 3699).

« Hume et les “Lumières radicalesˮ », Colloque international « Scepticisme et Lumières », 2, 3 et 4 décembre 2009, Universidad Saõ Judas Tadeu, Saõ Paulo – Université de Sherbrooke, Montréal.

Jean-Pierre GRIMA-MORALES

grimajeanpierre [at] yahoo.fr

Ancien élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, agrégé de philosophie, doctorant à l’université de Franche-Comté au sein de l’ED n° 38 « Langages, espaces, temps, sociétés ».

Ancien Allocataire-Moniteur-Normalien et ATER à l’université de Franche-Comté, puis ATER à l’École Normale Supérieure de Lyon. Actuellement enseignant de philosophie en section internationale et section européenne à l’école internationale Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Sujet de thèse : « La raison sans suffisance : l’anthropologie sceptique de David Hume au siècle des Lumières ». Sous la direction du Professeur Frédéric Brahami.

Description de la thèse

La science de l’Homme élaborée par Hume s’inscrit dans la continuité du geste de Locke. Il s’agit de se débarrasser d’une mauvaise métaphysique au profit d’une bonne, entendue comme science des principes de la connaissance humaine, c’est-à-dire de se restreindre à une connaissance anthropologique, dans une immanence propre. Ainsi entendu, ce souci anthropologique est commun à bien des penseurs du dix-huitième siècle. Pourtant, la science de l’Homme que revendique Hume, à travers la pluralité de sens qu’il en dégage (psychologie, épistémologie, histoire, politique économique, etc.) se présente sous le signe de l’empirisme sceptique. Quel sens faut-il accorder à cette revendication ? Si la plupart de ses contemporains, en Grande-Bretagne comme sur le continent, explorent les voies de l’empirisme, la référence au scepticisme joue souvent un rôle mineur ou propédeutique, suivant en cela la démarche de Descartes et de Boyle par exemple, ou bien encore un rôle critique envers les pouvoirs religieux. Hume revendique avec insistance cette spécificité de sa pensée, en lui donnant une configuration qui la distingue cependant radicalement des entreprises réductionnistes de son temps: sans chercher à ancrer ses analyses dans une quête des origines qui assurerait un fondement matérialiste ou au contraire spiritualiste aux phénomènes perçus, sa démarche phénoménaliste souligne l’impuissance de la raison à fonder à elle seule la science de l’Homme. Au travers de la diversité de ses intérêts et de ses champs d’investigations, une même préoccupation se dessine : comment redéfinir et atteindre la certitude dès lors que le principe de raison suffisante est disqualifié ? Comment une croyance peut-elle être justifiée ? L’insuffisance de la raison s’entend ainsi en un double sens : on ne peut bâtir le savoir sur une rationalité a priori, et le probabilisme qui en découle n’est jamais que le résultat du long travail de sape du siècle antérieur, que Hume s’approprie. Dès lors, cette rationalité sans suffisance invite à un autre discours philosophique, plus humble dans ses prétentions, mais plus décisif dans ses résultats, ce qui devrait enfin sortir la philosophie de son isolement et de ses impasses. Loin d’être un simple aveu d’impuissance, le scepticisme humien se veut plutôt le lieu à partir duquel un nouveau projet proprement philosophique peut émerger, celui des sciences humaines, autour d’une nouvelle conception de la rationalité, de ses principes et de ses méthodes. Manifester son originalité, sa pertinence et ses limites doit alors nous conduire à un travail comparatif sur l’empirisme des Lumières, au sein duquel l’empirisme sceptique s’intègre et dont il constitue l’un des visages, original et singulier.

Prix et récompenses

  1. 2015, Hume Society Young Scholar Award 2015, for the paper « Hume’s fiction of Adam’s knowledge : a historical approach ».
  2. 2014, Hume Society Young Scholar Award 2014, for the paper « Hume’s critical legacies in the first part of nineteenth century France ».

Publications

  1. 2015, « Le scepticisme des Lumières, ou la raison sans suffisance », dans les actes de la journée d’études de l’ENS de Lyon intitulée « Polémiques autour du scepticisme », tenu à Lyon en mars 2011. À paraître dans un volume propre aux éditions Honoré Champion, en 2015, p. 123-176.
  2. 2014, « De quelques usages du scepticisme sous les Lumières : Fréret, Hume et Diderot », in Ombres et pénombres de la République des Lettres. Marges, hétérodoxies, clandestinité (XVe-XVIIIe siècles), sous la direction de Dion N., Fournier-Plamandon A.-S., Massé S., Paris, Hermann, 2014, p. 103-122.
  3. 2014, « Gold and Apes : des usages du scepticisme dans la philosophie de Robert Boyle », dans les actes du colloque international « Les discours de la méthode en Angleterre, XVIe-XVIIe siècles : vers un ordre moderne ? », tenu à l’université de Paris-Ouest-Nanterre, en avril 2011. Paru dans la revue en ligne d’études anglophones LISA éditée par les Presses universitaires de Rennes. Accessible ici : http://lisa.revues.org/6305
  4. 2014, « Scepticisme et vérité selon David Hume », in La vérité, U. Batini et G. Tonning (coord.), Paris, Ellipses, 2014, p. 85-96.
  5. 2013, « Du doute sceptique au doute méthodique : enjeux d’une transformation », in Normes et transgressions dans l’Europe de la première modernité, F. Piat et L. Braguier-Gouverneur (dir.), Rennes, PUR, 2013, p. 37-48.
  6. 2013, « Feijoo et le scepticisme espagnol au temps des Lumières », dans les actes du colloque international de l’International Society for the Study of European Ideas tenu à l’université Çankaya d’Ankara, en Turquie, en août 2010. Paru dans la revue jésuite canadienne Science et Esprit, 65/3, Montreal, Bellarmin, 2013, p. 373-389.
  7. 2010, « Création, circulation, réseaux : le rôle des Académies dans la diffusion de la langue et des savoirs au XVIIIème siècle », actes du colloque international « Repères identitaires en contexte européen », de l’université de Piteşti en Roumanie. Piteşti, Éditions de l’université de Piteşti, 2010, p.158-163.
  8. 2009, « L’imagination dans le Traité de la nature humaine», dans le numéro spécial « Hume » de Philosophique, n°12, Besançon, PUFR, 2009, p.47-78.

 

Communications

Dans des colloques, conférences ou congrès internationaux

  1. 2015, « Hume’s fiction of Adam’s knowledge : a historical approach », communication à la 42ème conférence internationale de la Hume Society, Stockholm, Suède, du 20 au 24 juillet 2015.
  2. 2014, « Récompenser ou punir ? Dragonetti et Beccaria », communication au colloque international « Les cultures de Beccaria », à l’Institut culturel italien et à l’ENS Ulm, Paris, 4, 5 et 6 décembre 2014.
  3. 2014, « Hume’s critical legacies in the first part of nineteenth century France », communication à la 41ème conférence internationale de la Hume Society, Portland, Oregon, États-Unis d’Amérique, du 22 au 26 juillet 2014.
  4. 2012, « Du scepticisme au phénoménisme : Hume et Mérian », communication au colloque international « Conversations avec le ‘Bon David’ / Hume’s French Conversation », organisé par le LARCA (Paris-Diderot), le centre PHIER-Clermont 2 (ANR PNEUMA), l’unité de recherche PhiCo (Paris 1), et la Bibliothèque Nationale de France, les 6, 7 et 8 septembre 2012 à Paris.
  5. 2011, « Du doute sceptique au doute méthodique : enjeux d’une transformation », communication au colloque international « Normes et Transgressions » du CALEM à l’université de Rennes en juin 2011.
  6. 2011, « La philosophie naturelle de Robert Boyle : usages et limites du scepticisme », communication au colloque international « Les discours de la méthode en Angleterre, XVIe-XVIIe siècles : vers un ordre moderne ? », de l’université de Paris-Ouest-Nanterre, en avril 2011.
  7. 2010, « Littérature et science ibériques face au scepticisme : Feijoo et Martinez », communication présentée à la 12ème Conférence Internationale de l’International Society for the Study of European Ideas à l’université Çankaya d’Ankara, en Turquie, en août 2010.
  8. 2010, « Scepticisme et libertinage : le cas Hamilton », communication au colloque international « France, Great Britain and Ireland : Cultural transfers and the circulation of knowledge in the age of Enlightenment » à l’université de Limerick, Irlande, en juin 2010.
  9. 2010, « Le rôle des Académies dans la diffusion du savoir au XVIIIe siècle », communication au congrès international « Richesses culturelles de l’Europe » de l’université de Piteşti en Roumanie, en juin 2010.
  10. 2010, « Skepticism and Radical Enlightenment », communication en tant que guest lecturer à l’université de Californie à Riverside, États-Unis d’Amérique en mai 2010.
  11. 2010, « Entre kaïros et nécessitarisme : Lesage et Diderot », communication au colloque international « Hasard et Destin » organisé par l’université de Californie à Santa Barbara, États-Unis d’Amérique, en mai 2010.
  12. 2010, « Du bon usage du doute sceptique : Fréret, Hume et Diderot », communication au colloque international du CIERL (Centre Interdisciplinaire d’Étude de la République des Lettres) « Ombres et pénombres de la République des Lettres. Marges, hétérodoxies, clandestinité (XVe-XVIIIe siècle) » à l’université de Laval, au Québec, Canada, en mai 2010.
  13. 2010, « El escepticismo en la época moderna », communication en tant que conférencier invité à l’université de Séville, Espagne, en avril 2010.

Dans des journées d’étude

  1. 2014, « David Hume et la méthode expérimentale », communication à la journée d’étude sur « La philosophie de David Hume », à l’université de Franche-Comté à Besançon, le 6 juin 2014.
  2. 2013, « Hume historien, un ”prophète de la contre-révolution” ? », communication à la journée d’étude « Les Lumières, la Révolution et l’historiographie romantique » tenue à l’université de Franche-Comté, Besançon, en mars 2013.
  3. 2011, « Le scepticisme des Lumières, ou la raison sans suffisance », communication à la journée d’études « Polémiques autour du scepticisme », de l’ENS de Lyon en mars 2011.

Dans des séminaires

  1. 2014, « Les ”Lumières radicales” italiennes : la philosophie clandestine d’Antonio Maria Manfredini », communication au séminaire « Cartésianisme et radicalité », à l’ENS de Lyon, le 3 avril 2014.
  2. 2013, « Qu’est-ce qu’un empirisme sceptique ? », communication présentée au séminaire d’études humiennes organisé par Mme Éléonore Le Jallé à l’université de Lille 3, en mars 2013.

Dans des journées doctorales

  1. 2012, « Qu’est-ce qu’un empirisme sceptique ? David Hume en son siècle », communication aux journées interdoctorales organisées par l’École doctorale LETS et le laboratoire Logiques de l’agir (université de Franche-Comté), avec la collaboration du Programme Doctoral Romand de Philosophie (universités de Fribourg, Genève, Lausanne, Neuchâtel), l’École doctorale LISIT et le Centre Georges Chevrier (université de Bourgogne), en novembre 2012.
  2. 2010, « Du bon usage du doute : le scepticisme des Lumières », communication à la journée interdoctorale organisée par le laboratoire Logiques de l’agir (université de Franche-Comté), et le Centre Georges Chevrier (université de Bourgogne), en décembre 2010.

Dans un cadre de formation ou de divulgation

  1. 2014, « Migraciones, bilingüismo, identidad ». Interventions dans différentes ”écoles de la deuxième chance” de la Fundación Tomillo, à Carabanchel, Madrid, février 2014.

Organisation

      1. 2014, Organisation de la journée d’étude doctorale ”La philosophie de David Hume” à l’université de Franche-Comté, Besançon, le 6 juin 2014.

Bourses d’études

      1. 2012, Bourse d’un mois à l’École française de Rome durant le mois de mai 2012, afin de consulter le détail de la mise à l’Index de certaines œuvres de David Hume au siège de la Congrégation pour la doctrine de la Foi au Vatican. D’autre part, nous avons consulté les différents écrits libertins de l’académicien Anton Maria Manfredini, notamment son Indifferenza nel secolo decimottavo. Là encore, il s’agissait de voir comment la référence au scepticisme philosophique se développait dans les milieux académiques dans cette partie de l’Europe.
      1. 2011, Bourse d’un mois à l’École française de Madrid « Casa de Velázquez » durant le mois de juillet 2011, afin de consulter certains manuscrits de la Biblioteca Nacional de España, et les dissertations d’académiciens de la Real Academia Sevillana de Buenas Letras autour de la question de la légitimité du scepticisme philosophique. Il s’agissait ainsi d’analyser les revendications d’un « scepticisme mitigé » dans les années 20 et 30 en Espagne, à partir des écrits du médecin Martín Martínez et de l’essayiste Benito Jerónimo Feijoo, puis la continuation de cette revendication dans le siècle à travers une audience plus large, dans les milieux académiques.