Mar
1
2014

Corine PELLUCHON

Professeur des Universités

Philosophie pratique moderne et contemporaine

Membre de l’EA 2274 (Logiques de l’agir)

Responsable du pôle 3 Normes, pratiques et savoirs de la Maison des Sciences de l’Homme et de l’Environnement C.-N. Ledoux (USR-CNRS 3124).

Membre associé de lEspace de réflexion éthique Bourgogne/Franche-Comté.

Contact:

corine.pelluchon [at] univ-fcomte[point]fr
cpelluchon [at] yahoo[point]fr
tel-rep-fax : 03 81 66 54 42
Site personnel: http://corine-pelluchon.fr/

 

Parcours

Agrégée, docteur en philosophie et titulaire d’une Habilitation à Diriger des Recherches, soutenue le 11 décembre 2010, à l’université Paris -IV-Sorbonne.
Sujet « Bioéthique, écologie et philosophie politique : propositions pour un enrichissement de la philosophie du sujet ».
Directeur : Alain Renaut (université Paris-IV). Membres du jury : Jean-Michel Besnier (université Paris-IV), Stéphane Chauvier (université Paris-IV), Natalie Depraz (université de Rouen), Jean-Marc Ferry (université libre de Bruxelles), Daniel Weinstock (université de Montréal).

Description : - Thèse soutenue le 6 décembre 2003 à l’université Paris-I : « La critique des Lumières modernes chez Leo Strauss ». Directeur : Rémi Brague (université Paris-I). Jury : Didier Franck (université Paris-X-Nanterre), Jean-Franois Kervégan (université Paris-I), Pierre Manent (EHESS), Philippe Raynaud (université Paris-II-Assas).

Domaines de recherches

Philosophie morale et politique. Philosophie allemande (contemporaine) et philosophie politique anglo-saxonne. Ethique appliquée (éthique médicale et biomédicale, question animale, écologie).

Thèmes de prédilection

Altérité ; Animal ; Autonomie ; Communauté ; Délibération ; Ecologie ; Justice ; Humanisme ; Lumières ; Libéralisme (politique et économique) ; Nature ; Ontologie ; Sujet (critique du) ; Tradition ; Valeurs ; Vulnérabilité.


 
Thématique de recherche

Le thème principal de ma recherche, qu’il s’agisse des textes sur Leo Strauss ou de ceux qui sont consacrés à l’éthique appliquée, est le libéralisme. Il s’agit d’un travail en philosophie politique, où l’exploration des champs de l’éthique appliquée, en particulier la bioéthique et l’écologie, révèle la nécessité d’une critique des fondements de la pensée politique moderne visant à compléter le libéralisme et à proposer des catégories susceptibles d’enrichir la philosophie du sujet. A l’origine de cette réflexion, le sentiment d’une fragilité de la démocratie libérale conduisait à procéder à un examen de l’héritage à la fois positif et négatif des Lumières qui devait mettre au jour les conceptions de l’homme et du lien social sur lesquelles repose le contractualisme et évaluer leur pertinence. Cette enquête qui a d’abord concerné l’histoire de la philosophie et la pensée de L. Strauss a motivé mon intérêt pour la bioéthique et l’écologie. Cependant, les voies à suivre pour répondre aux défis que les pratiques médicales et biomédicales et la crise environnementale posent à l’homme et à la démocratie impliquent l’abandon de certaines solutions et prises de position straussiennes.
Pour légiférer dans le domaine de la bioéthique, la notion de sujet qui est au cœur des droits de l’homme et l’idéal de neutralité axiologique de l’Etat cher à un certain libéralisme ne suffisent pas. Les pratiques médicales et les biotechnologies qui soulèvent des problèmes qui ont un impact sur les institutions et vont au-delà de la sphère des droits subjectifs et de l’accord entre les libertés exigent de dépasser non seulement l’éthique minimaliste, mais aussi la justice procédurale, sans pour autant tomber dans une éthique maximaliste qui imposerait la vision morale d’un groupe d’individus ou ferait reposer le politique sur une conception religieuse incompatible avec le pluralisme et la laïcité. De même, la tension qui peut exister entre la prise en compte des priorités écologiques et le respect des droits individuels et des cultures locales impose une réflexion sur les modalités de la représentation des hommes et sur les instances délibératives permettant de résoudre ces problèmes de manière démocratique. Enfin, la confrontation avec des patients souffrant d’affections dégénératives du système nerveux, la possibilité de réanimation de sujets au seuil de la mort, le coma, les procréations médicales assistées et la recherche sur les cellules souches embryonnaires amènent le philosophe à reconsidérer la notion d’autonomie et de dignité de la personne, à préciser notre responsabilité à l’égard de ceux qui ne peuvent décider par eux-mêmes et à réfléchir à ce que révèlent de nous notre rapport au début de la vie humaine et nos usages du vivant.
Ce travail de reconfiguration de la plupart des catégories de l’éthique et de la politique et cette tentative pour relier de manière immanente le droit et la morale sans faire référence à une vision religieuse du monde, mais en dépassant aussi le critère du consentement apportent des éléments pour mesurer la légitimité ou l’illégitimité de certaines revendications. Il est nourri de nombreuses visites dans des hôpitaux, de multiples échanges avec des juristes et des biologistes et de ma participation aux débats de bioéthique. La spécificité de ma démarche qui comporte, à côté de ce volet politique, un volet ontologique apparaît surtout dans L’autonomie brisée et dans Eléments pour une éthique de la vulnérabilité.
L’idée est de proposer un enrichissement de la philosophie du sujet qui puisse jeter les bases d’une organisation sociale et politique et d’un modèle de développement centrés sur le concept de responsabilité qui s’ensuit de l’éthique de la vulnérabilité. Inspirée de la phénoménologie de la passivité de Levinas qui, dans Autrement qu’être, souligne une solidarité entre l’altération du corps et l’altérité liée à ma responsabilité pour l’autre qui fait écho à l’expérience des soignants, cette éthique de la vulnérabilité ne s’adresse pas seulement aux personnes vulnérables ni même aux êtres sensibles. Elle suppose une conception du sujet pratique et de son rapport à la communauté politique qui n’est ni lévinassienne ni apparentée à l’éthique du care.
L’éthique de la vulnérabilité articule trois expériences de l’altérité. La première expérience de l’altérité concerne l’altération du corps propre et l’expérience de l’incomplétude du psychisme. Cette incomplétude n’est pas seulement la conséquence de notre dépendance par rapport aux autres. L’insistance sur l’interdépendance est caractéristique de l’éthique du care. Dans l’éthique de la vulnérabilité, ce n’est pas la psychologie qui éclaire le lien entre notre besoin de l’autre et la deuxième expérience de l’altérité, à savoir notre responsabilité pour autrui. La vulnérabilité renvoie à ce que Levinas appelle l’ouverture à l’autre, qui suppose que je suis atteint par l’autre et ne suis pas seulement préoccupé par ma propre mort. Cependant, seul un moi vulnérable peut être responsable, ce qui veut dire que la vulnérabilité comme susceptibilité à la douleur, au plaisir, au temps est aussi la condition de la responsabilité, bien que tout être sensible ne soit pas un sujet responsable et qu’il faille construire un concept de responsabilité qui en souligne la rationalité. L’idée est, en faisant de ma responsabilité pour l’autre le lieu de mon ipséité, de proposer une conception rénovée du sujet. Celui-ci ne se définit pas par la capacité à faire des choix et à en changer, mais par le rapport à l’autre que soi. Dans ces conditions, le sujet est maintenu, mais son identité est dans la manière dont il répond à l’appel de l’autre. Bien plus, le fait répondre de notre droit à être, en nous interrogeant sur notre manière d’habiter la terre et de nous rapporter aux autres espèces et d’utiliser les ressources naturelles, modifie le climat de la philosophie.
La troisième expérience de l’altérité est liée à mon intérêt pour les institutions de ma communauté. Loin d’être un simple tremplin pour une liberté individuelle qui irait conquérir sa vérité en s’arrachant à l’inauthenticité de la vie publique, le rapport à ma communauté politique constitue mon identité et me conduit à cerner mes priorités et mes valeurs. Celles-ci ne se réduisent pas aux avantages que je peux retirer de la vie sociale. L’image de l’homme et du lien social que reflètent nos rapports aux animaux, nos usages du vivant, mais aussi la manière dont nous travaillons sont l’épreuve de la justice. L’objectif n’est pas de déduire de nouvelles normes politiques du statut moral et juridique conféré aux entités non humaines, comme dans l’éthique environnementale et l’éthique animale, mais de réfléchir à ce que ces pratiques disent de nous et de la manière dont nous nous pensons. Cette image de l’homme cadre-t-elle avec ce qui est nécessaire pour promouvoir une société fidèle à l’idéal démocratique ou bien faut-il élaborer un autre concept de sujet ? De même, il importe de déconstruire les représentations sur lesquelles repose une organisation sociale et politique qui peut nous transformer en « innocents coupables » et contredit les valeurs de solidarité et de tolérance auxquelles nous tenons. Ce travail en plusieurs étapes aboutit au remplacement de l’éthique de l’autonomie par l’éthique de la vulnérabilité, à la promotion d’un humanisme de l’altérité, fondé sur la positivité de la différence, de toutes les différences, et à la construction d’un concept de responsabilité qui souligne l’importance de la liberté de penser et affirme la nécessité d’un changement de culture politique redonnant une certaine actualité à l’écologie politique.
L’éthique de la vulnérabilité n’est pas séparée des théories de la justice et sa spécificité est d’articuler l’ontologie et le politique. Cette articulation, qui est plus rigoureuse dans Eléments pour une éthique de la vulnérabilité que dans L’autonomie brisée, signifie que c’est en partant de l’homme et de son rapport à l’autre que lui que l’on peut proposer un autre conception du lien social et envisager un modèle de contractualisme qui rende compte de notre solidarité envers les personnes qu’une conception trop étroite de l’autonomie et de la dignité excluent, de la prise en compte des générations futures, des autres espèces et de la nature. Il n’est plus seulement question d’étendre notre responsabilité aux autres hommes, aux animaux, aux plantes ou aux écosystèmes, mais de penser un concept de sujet qui rende possible un autre modèle de développement et tienne la promesse contenue dans l’idéal démocratique. Telle est l’ambition de l’éthique de la vulnérabilité. Liée à trois concepts cardinaux définis à la fin de l’ouvrage Eléments pour une éthique de la vulnérabilité (autonomie, vulnérabilité, responsabilité) et à une théorie de la considération, elle renoue, dans un cadre distinct de celui de la philosophie du sujet de Kant, avec l’esprit des Lumières.

Ce travail est approfondi aujourd’hui dans un ouvrage en cours de rédaction articulant une philosophie première qui est une philosophie du « vivre de » prenant au sérieux le lieu et l’habitation de la Terre, mais aussi la faim, et une théorie du contrat social

Principales publications

Monographies

  • Leo Strauss : une autre raison, d’autres Lumières. Essai sur la crise de la rationalité contemporaine, Paris, Vrin, coll. « Problèmes et Controverses », 2005, 319 p. Prix François Furet 2006. Traduit en Anglais par Robert Howse, SUNY Press, NY. (à paraître en mars 2014).
  • L’Autonomie brisée. Bioéthique et philosophie, Paris, PUF, coll. « Léviathan », 2009 (à paraître en Poche en 2014). Traduction en espagnol, par A. M. Piredo, Université el Bosque, Bogota/Ambassade de France en Colombie, coll. Bios y Oikos, septembre 2013.
  • Eléments pour une éthique de la vulnérabilité. Les hommes, les animaux, la nature, 353 p, Paris,  Le Cerf, coll. « Humanités », 2011. Grand Prix Moron de l’Académie française 2012. Prix des Rencontres Philosophiques d’Uriage 2012. Traduction en espagnol en cours, Université Javariena, Bogota.
  • Tu ne tueras point. Réflexions sur l’actualité de l’interdit du meurtre, Paris, Le Cerf, coll. « Passages », 2013, 102  p.

Ouvrage d’entretien visant un public plus large

  • La raison du sensible. Entretiens autour de la bioéthique, Perpignan, Tempora/Artège, 2009, 150 p.

Fiction

  •  La Flamme Ivre, Desclée de Brouwer, coll. littérature ouverte, 1999
  • Comment va Marianne ? Conte républicain, F. Bourin, 2012.

Traductions de l’allemand
Livre : La critique de la religion chez Hobbes de Leo Strauss, Paris, PUF, coll. « Fondements de la politique », 132 p. Présentation et traduction de Die Religionskritik des Hobbes. Ein Beitrag zum Verständnis der Aufklärung (1933-1934), in Leo Strauss, Gesammelte Schriften, Bd. III, hrsg. H. und W. Meier, Stuttgart/Weimar, J. B. Metzler Verlag, 2001, p. 263-369.
Article : « Cohen et Maïmonide »,  Revue de Métaphysique et de Morale, juin 2003, N°2, p. 239-275. Présentation et traduction de « Cohen und Maimuni » de Leo Strauss, Frühe Schriften, Bd. II, Stuttgart/Weimar, J. B. Metzler Verlag, 1997, p. 393-436.

Articles

Ethique appliquée
                  – Bioéthique

    • « Towards a New Philosophical Anthropology: The Limits of Human Rights in Bioethics», Perspectives on Political Science, April 08, N° 37/1, p. 1-37. 
    • « Résister aux représentations négatives de la vieillesse: un enjeu philosophique et médical », Ethique publique, Laval, décembre 2008, N° 10, N° 2, p. 125-132.
    • « La pandémie grippale ou l’affirmation du politique », Pandémie grippale : l’ordre de mobilisation, 1 vol, sous la direction d’E. Hirsch, Paris, Le Cerf, sept. 2009, p.61-70.
    • « Pour une éthique de la vulnérabilité », Raison publique, octobre 2009, N°11, p. 165-178.
    •  « Levinas et l’éthique médicale », Cahiers d’Etudes lévinassiennes, avril 2010, N°9, p. 239-256.
    • « Du principe d’autonomie à l’éthique de la vulnérabilité », Grandeur et leurres de l’autonomie. Pour une prise en compte de la vulnérabilité, 1 vol, sous la direction de P. Verspieren et M.– S. Richard Paris, Médiasèvres, 2010, p. 83-102.
    • « La vieillesse ou l’amour du monde », Esprit, juillet 2010, N° 366, p. 171-180.
    • « Ethique et médecine. Repères philosophiques pour un usage responsable des nanotechnologies », in Les Nanosciences, 1 vol, sous la direction de Ph. Houdy, M. Lahmani et F. Marano, Paris, Belin, coll. « Echelles », 2010, partie IV, chap. 18, « Nanotoxicologie, nanoéthique » p. 423-428. Traduit en Anglais, Springer, 2011.
    • « L’autonomie en réanimation-anesthésie », Enjeux éthiques de la réanimation-anesthésie, 1 vol, sous la direction de L. Puybasset, Paris, Springer, 2010, p. 3-11. Traduction en Anglais en cours ( Springer).
    • Texte de présentation de L’autonomie brisée dans le Dossier intitulé « La bioéthique entre philosophie politique, éthique de la vulnérabilité et technique juridique », Droits, 2011, N° 51, p. 111-121.
    •  « Biotechnologies et démocratie : de la critique de la république procédurale à la redéfinition des valeurs phares d’une communauté politique », Les usages du vivant, sous la direction de G. Le Dref, Th. Droulez, C. Allamel-Raffin, eds Néothèque, 2011, p. 173-188.
    • « Précarité, capabilités et solidarité », Innover contre les inégalités de santé, collectif sous la direction de V. Vasseur et P.- H Bréchat, Presses de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), 2012, p. 441-444.
    • « El ejercicio de la medicina : valores de los paciences, normas de los profesionales, conflictos y deliberacion publica », Revista Colombiana de Bioética, trad. C. Aristitizibal, Univerisdad El Bosque, décembre 2011, vol. 6, N°2,  p. 139-159.
    •  « Levinas y ética médica », trad. par C . Aristizibal, Anamnesis, N° 6, Revista de Bioética, Pr. Guillermo Hoyos, décembre 2011, p. 6-20.
    •  « La philosophie et le droit », texte sur Ni chose ni personne de B. Edelman, Droits, dossier sur la bioéthique, 2012, N°52, p.121-128.
    • « La vulnérabilité en fin de vie », Jalmalv, N° 111, décembre 2012, p. 27-46. 

– Textes collectifs en bioéthique

    • Travail collectif diffusé début 2008 auprès des hôpitaux en France et des diverses associations savantes : « La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie : une loi qui interdit l’acharnement thérapeutique ». Travail réalisé dans le cadre du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs, groupe « diffusion de la démarche palliative », septembre 2007-mars 2008.
    • « Recommandations pour la prise en charge d’une LATA chez le patient cérébrolésé adulte à la phase aiguë ». Comité d’éthique ICARE pour la SFAR (société française de réanimation-anesthésie). Texte exprimant la position de la SFAR débattu à l’Agence de la Biomédecine.
    • « Analyse critique du prélèvement en condition M3 de Maastricht », Prélèvement chez un patient en arrêt cardiaque, ayant fait au préalable l’objet d’une décision d’arrêt des thérapeutiques actives. Texte collectif pour la SFAR, signé par Louis Puybasset, Jean-Etienne Bazin, Sadek Beloucif, Philippe Bizouarn, Sophie Crozier, Bernard Devalois, Béatrice Eon, Fabienne Fieux, Elsa Gisquet, Caroline Guibet-Lafaye, Nancy Kentish, André Lienhart, Armelle Nicolas-Robin, Manuel Otero Lopez, Corine Pelluchon, France Roussin et Laurent Beydon.
    • «  Fin de vie, euthanasie et suicide assisté : une mise au point du comité d’éthique de la SFAR », L. Beydon, C. Pelluchon, L. Puybasset, H. Baghdadi, A. Bauman, J-E Bazin, S. Beloucif, P. Bizouarn, S. Crozier, B. Devalois, B. Eon, F. Fieux, C. Frot, E. Gisquet, C. Guibet-Lafaye, N. Kentish, O. Muard, A. Nicolas-Robin, M. Otero, F. Roussin.  publié en ligne sur le site de la SFAR : http://www.sfar.org/accueil/ et publié dans les Annales françaises d’Anesthésie et de Réanimation, N° XXX, septembre 2012, p. 1-10.

– Environnement et animal

    • « L’universalisme par temps de crise », Etudes, mars 2010, N° 4123, p. 345-356.
    • « Ecologie et libéralisme », Note de Fondapol, Fondation pour l’innovation politique, août 2011, paru dans un collectif Valeurs partagées, sous la direction de D. Reynié, Paris, PUF, février 2012, p. 227-264.
    • « Ecologie et politique : l’écologie politique à la lumière d’une critique interne du libéralisme », Le conflit des interprétations dans une société de l’information. Ethique et politique de l’environnement, sous la direction de C. Gossart, P.- A Chardel et B. Reber, Hermès éd., mars 2012, p. 91-105.
    •  « Etat d’urgence, état d’exception : quelle justice par temps de crises et de catastrophes ? », ApprochesL’urgence. Dictature d’une illusion,  N° 149, Avril 2012, p. 55-67.
    • « L’animal : une question de justice », La Sœur de l’Ange, mai 2012, p. 52-59.
    • « Penser la place de l’expertise et de la délibération éthique en politique. Réflexions sur les conditions d’une plus grande innovation dans l’action environnementale et en bioéthique », à paraître dans un collectif sur L’éthique de la recherche dirigé par T. Martin, Presses Universitaires de Franche-Comté, Les Cahiers de la MSH Ledoux, 2013.

2° Sur Léo Strauss

    • Leo Strauss », Dictionnaire de Philosophie politique, 1 vol, sous la direction de S. Rials et de P. Raynaud, Paris, PUF/Quadrige, 3 ème édition, 2003, p. 756-762.
    •  « Leo Strauss et George Bush », Le Banquet, février 2004, N°19/20, p. 281-292.
    • « Cohen and Strauss: The Question of Enlightened Judaism », Interpretation: A Journal of Political Philosophy, New York, Summer 2005, 32/3, p. 219-230.
    • « Strauss and Christianity », Interpretation: A Journal of Political Philosophy, New York, Spring 2006, 33/2, p. 185-203.
    • « Leo Strauss : l’impensé des Modernes et les Lumières de Maïmonide », Les Lumières médiévales, 1 vol.,collectifsous la direction de Géraldine Roux, Paris, ed. Van Dieren, 2008, p. 177-201.
    • « Cosmopolitisme, humanitarisme et Etat homogène chez Leo Strauss : une remise en cause des idéaux modernes et de la politique contemporaine », Le Banquet, avril 2008, N°25, p 171-186.
    •  « Ontologie et politique : la tension entre Jérusalem et Athènes et l’alternative straussienne à l’humanisme contemporain », Le statut contemporain du théologico-politique, 1 vol., sous la direction de Philippe Capelle, Paris, Le Cerf, 2008, p. 161-170.

3° Histoire de la philosophie

    • « Tremblement de terre et crise atmosphérique. Kierkegaard interprété à la lumière de Tellenbach », L’Art du comprendre, N° 4, février 1996, pp. 123-137.
    • « Le monde des nourritures chez Levinas : de la jouissance à la justice », Collectif sur les Inédits de Levinas dirigé par E. Housset et R. Calin, Levinas : au-delà du visible, Cahiers de philosophie de Caen, PUC, 2012, N°49, septembre 2012, p. 283-302.
    • « L’unicité et le sens de l’amour », à paraître dans un collectif sur L’amour, sous la direction de J. Birnbaum, Gallimard, octobre 2013. (Publication des communications présentées au Forum Le Mans sur l’amour en novembre 2012).

4° Articles de dictionnaires

    • « Leo Strauss », Dictionnaire de Philosophie politique, sous la direction de Ph. Raynaud et S. Rials, PUF/Quadrige, 3 ème édition, septembre 2003, p. 756-762.
    • 8 entrées dans un dictionnaire paru chez Ellipses, Mars 2007 : « Leo Strauss », « Tradition », « Philosophie politique », « Philosophie morale », « Politique », « Individualisme », « Démocratisation », « Personnalisme ».
    • « Anciens et Modernes et droits de l’homme », Dictionnaire des droits de l’homme, 1 vol., sous la direction de J. Andriantsimbazovina, H. Gaudin, J.-P. Marguénaud, S. Rials, F. Sudre, Paris, PUF/Quadrige, 2008, p. 39-43.  
    • « Bonheur  et droits de l’homme »,  Dictionnaire des droits de l’homme, 1. Vol., sous la direction de J. Andriantsimbazovina, H. Gaudin, J.-P. Marguénaud, S. Rials, F. Sudre, Paris, PUF/Quadrige, 2008, p. 107-109.
    • « Philosophie des Lumières et droits de l’homme », Dictionnaire des droits de l’homme, 1 vol., sous la direction de J. Andriantsimbazovina, H. Gaudin, J.-P. Marguénaud, S. Rials, F. Sudre, Paris, PUF/Quadrige, 2008, p.764-768.
    • « Philosophie du sujet et droits de l’homme », Dictionnaire des droits de l’homme, 1 vol., sous la direction de J. Andriantsimbazovina, H. Gaudin, J.-P. Marguénaud, S. Rials, F. Sudre, Paris, PUF/Quadrige, 2008, p. 912-915.

 Recensions d’ouvrages

Recension d’ouvrages philosophiques

    • « La transcendance de l’amour », recension de Le phénomène érotique de J.- L Marion, Esprit, juin 2003, p. 250-253.
    • Les grandes révolutions de la théologie moderne, sous la direction de F. Bousquet, Bayard, 2003, Religiologiques N° 29, Montréal, septembre 2004.
    •  « Le sens de l’amour. Sur la postérité de la phénoménologie du visage de Lévinas». A propos du livre de J.- L Marion, Le phénomène érotique, Religiologiques, N° 28, Montréal, mars 2004, p. 237-242.
    • Recension de Certitudes négatives de Jean-Luc Marion, Esprit, décembre 2010, p. 229-232.
    • Recension de Les animaux aussi ont des droits, Entretiens avec P. Singer, E. de Fontenay, B. Cyrulnik, Le Seuil, 2013, Marianne, 18-24 mai 2013, p. 85.
    • Recension de L’homme en contexte. Essai de philosophie morale de Mark Hunyadi, Esprit, juin 2013.

Recensions de livres liés à la politique 

    • « Crise de l’Occident, nihilisme et philosophie politique », recension des textes de L. Strauss : « German Nihilism, The Crisis of Our Time, The Crisis of Political Philosophy » traduits et publiés dans Nihilisme et Politique, Payot, 2001, Commentaire, N°95, été 2001, p. 726-729.
    • « La tyrannie de l’Etat-mère », recension de Big Mother de M. Schneider, Commentaire, N°98, été 2002, p. 486-489.
    • « Islam, islamisme et démocratie », recension de Le Totalitarisme islamique à l’assaut des démocraties, Commentaire, N°100, septembre 2002, p. 997-1000.
    • « Du diagnostic à l’espoir ». Sur le livre de P. – H. Tavoillot Qui doit gouverner ?, Commentaire N°142, été 2013, p. 258-260.

Recensions de romans

    • « La littérature comme symptôme », Commentaire, N° 93, printemps 2001, p. 119-128.
    • « Catherine M. ou le sexe besogneux », Commentaire, N° 95, été 2001, p. 719-726.
    • Recension de Siegfried de H. Mulish, Esprit, mai 2003, p. 234-235.
    • Recension de Esprits de famille, roman de B. Fauconnier, Grasset, 2003, Religiologiques, N° 28, Montréal, automne 2003, p. 165-174.
    • Sur Les invasions barbares de D. Arcand, France Forum, mars 2004, p. 88-90.
    • « Philip Roth et la sagesse sauvage », Le Banquet, N° 21, septembre 2004, p. 337-345.

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Auteur : Thierry Martin

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