Conférence-présentation du dernier roman de Thomas Giraud : 23 octobre 2019

Le laboratoire Logiques de l’Agir a le plaisir de vous convier à son séminaire le mercredi 23 octobre 2019 à 18h00 à l’UFR SLHS de l’Université de Franche-Comté en salle E14 (Grand Salon), entrée par le 18 rue Chifflet, 25000 Besançon.

Nous recevrons le romancier Thomas Giraud, qui nous présentera son dernier ouvrage Le Bruit des tuiles, un roman qui relate l’expérience fouriériste aux États-Unis au sein de la colonie de Réunion (Texas) pensée et mise en musique par Victor Considerant.

Depuis plusieurs années le laboratoire Logiques de l’Agir travaille sur la philosophie sociale du XIXe siècle et en particulier sur les courants socialistes. La dimension expérimentale et pratique de ces pensées est au coeur de nos recherches (voir notamment le volume collectif Quand les socialistes inventaient l’avenir. Presse, théories et expériences (1825-1860) que notre laboratoire a contribué à faire paraître aux éditions La Découverte en 2015). Après avoir abordé la chose sous un angle institutionnel et pratique (la politique des socialistes, les types d’organisations économiques et sociales que les uns et les autres ont tenté de mettre en place), nous travaillons depuis quelques temps sur une dimension moins matérielle, moins saisissable, la question du rapport à la nature et celle des liens affectifs ou des moeurs  (sur la question du rapport à la nature a récemment paru aux PUFC un ouvrage sous la direction d’A. Macé et V. Bourdeau, intitulé La Nature du socialisme. Pensée sociale et conceptions de la nature au XIXe siècle), autour d’un projet intitulé “Politiques de l’amour” (dir. Sophie Audidière). Ce projet interroge la manière dont les liens sociaux ont été conceptualisés et expérimentés avant et après la Révolution française. Dans ce cadre, les expériences communautaires fouriéristes, icariennes, anarchistes, nous intéressent particulièrement. Le Bruit des tuiles, au carrefour de ces questionnements, illustre la nécessaire reprise de ces questions par la littérature, le travail sur la langue permettant sans doute davantage d’entrer dans l’univers des émotions et des sentiments, d’interroger la question des liens (aux autres, à la nature). Cette présentation au sein du séminaire posera un jalon pour un projet en cours d’élaboration portant sur “la littérature comme science sociale au XIXe siècle”.