Axe 2.1 – Communautés de vie – reproduire

  • 2.1.1 – Territoires et milieux
    Dans cette entrée nous interrogeons les façons dont les communautés de vie (institutions, associations, collectifs, groupes) se territorialisent, au sens où leur agir spécifique se déploie au sein d’une relation avec un milieu à la fois naturel, social, technique, qui devient, par là même, un territoire propre à ce déploiement. On interroge également les limites de cet engagement commun des acteurs et des milieux dans une métamorphose réciproque. On s’attarde plus spécifiquement sur les communautés d’apprentissage et leur milieu pris comme milieu indissociablement naturel, social et technique.
    Projets associés: Eduterre
  • 2.1.2 – Famille, mœurs et affections sociales
    Dans cette entrée nous interrogeons ce qui lie les individus quand on ne ramène pas le lien entre les individus au travail d’union réalisé par l’État, le marché, ou par la religion d’Ancien Régime. Liens familiaux, de l’amitié, de l’amour, attachement à des objets dans des pratiques d’amateurs, d’observateurs, de membres de sociétés savantes ou pour l’avancement de telle ou telle cause, attachement à des croyances religieuses ou non, des convictions, à des territoires, des langues… Projets associés : Poliamour
  • 2.1.3 – Pratiques éducatives
    Dans cette entrée, nous avons d’abord pris comme fil conducteur la notion d’idéologie pour envisager les questions de la constitution de communs dans la langue et l’éducation, de l’articulation entre politique d’asservissement et politique d’émancipation et le rôle du langage dans cette difficulté, ou encore l’articulation d’un concept d’enfance à une philosophie du langage et du discours.
    Nous avons ensuite interrogé l’apprentissage et l’éducation depuis un triple point de vue : un point de vue éthico-éthologique, qui questionne l’apprendre comme une dimension constitutive du sujet humain comme être de milieu ; un point de vue politique, qui interroge les formes et les contradictions constitutives des milieux historiquement et socialement déterminés en modernité capitaliste ; un point de vue clinique, qui s’attache à l’interrogation des processus de subjectivation et des modes d’existence depuis les limites, les lignes de fuites et les points critiques qui traversent leur manières d’habiter leur milieu. L’humain est pris ici comme un être de rapports, pour lequel il y a toujours déjà rapport à un environnement, dans lequel il se situe non pas comme un être indépendant dans un ensemble indifférent et étranger, mais comme un sujet en devenir dans un milieu avec lequel il ne cesse d’apprendre à composer. Dans cette perspective, qu’est-ce qu’apprendre au juste ? Qu’est-ce que développer ses facultés ou ses puissances ? Qu’est-ce qu’acquérir une capacité ? Qu’est-ce que découvrir et s’adapter à de nouveaux milieux ? Et que veut dire alors enseigner, au sens d’apprendre quelque chose à quelqu’un ? On développe une approche critique du concept même de « milieu » et des enjeux éthiques, politiques et cliniques qui en sous-tendent la généralisation, voire l’évidence, aux 19ème et 20ème siècles.
    Longtemps animé sous la forme d’ateliers en philosophie de l’éducation, suivis d’un colloque international et d’un ouvrage (ENS Éditions, sous presse) le projet se prolonge dans le programme Eduterre.

    Projets associés: Ateliers en philosophie de l’éducation, Colloque « Il faut éduquer les enfants »