Colloque international « Il faut éduquer les enfants » : Liège, 30-31 mai et 1er juin 2018

Nous avons le plaisir d’attirer votre attention sur le colloque suivant, et de cordialement vous inviter à vous y joindre :

« Il faut éduquer les enfants » 

Ambivalences de l’idéologie de l’éducation, conjonctures critiques, expérimentations

Il aura lieu à l’Université de Liège les 30, 31 mai et 1er juin 2018 en salle Lumière.

Programme

Contact : sophie.audidiere@u-bourgogne.fr ; antoine.Janvier@uliege.be

Dernière séance de l’année universitaire 2017-2018 : séminaire “Épistémologie pratique”, mercredi 25 avril 2018

La prochaine séance du séminaire “Épistémologie pratique” du laboratoire Logiques de l’agir aura lieu le mercredi 25 avril à 18h00 à l’UFR SLHS de l’Université de Franche-Comté en salle E14 (Grand Salon), entrée par le 18 rue Chifflet, 25000 Besançon.

Thierry MARTIN

 (Logiques de l’agir, UBFC)

 présentera une conférence sur le sujet suivant :

Éléments d’histoire et de philosophie des probabilités

L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles

Vous êtes les bienvenus

Journée d’études “Les sciences cognitives et leurs philosophies” : jeudi 29 mars 2018

Les sciences cognitives et leurs philosophies : cartésianisme, phénoménologie, pragmatisme

Journée d’études organisée par le Laboratoire Logiques de l’agir, avec le soutien de l’École doctorale SEPT

Jeudi 29 mars,  10h – 17h15

Université de Franche-Comté, UFR LSHS, Grand Salon, 

entrée par le 18 rue Chifflet (1er étage), 25000 Besançon

Retrouvez la présentation et le programme complet de la journée ici

L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles, vous êtes les bienvenus.

Séminaire “Pratiques contemporaines” : séance n° 7, mercredi 21 mars 2018

La prochaine séance du séminaire “Pratiques contemporaines” du laboratoire Logiques de l’agir aura lieu le mercredi 21 mars à 18h00 à l’UFR SLHS de l’Université de Franche-Comté en salle E14 (Grand Salon), entrée par le 18 rue Chifflet, 25000 Besançon.

Baptiste MORIZOT (CEPERC, Aix-Marseille) présentera une conférence sur le sujet suivant :

Diplomatie avec le vivant: l’hypothèse d’un middle ground

à propos de son ouvrage : Les Diplomates. Cohabiter avec les loups sur une nouvelle carte du vivant (Paris, Wildproject, 2016)

Résumé

La philosophie environnementale, comme branche tardive de la philosophie, entretient depuis son origine une certaine affinité avec des engagements pratiques de l’ordre des “expériences de la nature”. Chez ses fondateurs anglo-saxons et européens, de Paul Shepard à J. Baird Callicott, Holmes Rolston III ou Arne Naess, la question du terrain et des pratiques est privilégiée, bien qu’elle ne soit pas thématisée. Il n’y est pourtant pas question d’aligner la philosophie sur le rapport au terrain des sciences sociales : il ne s’agit pas d’une philosophie qui circonscrit “un terrain” pour une enquête empirique suivant des protocoles précis de récolte et traitement de la donnée, mais d’une philosophie, qui, en un sens bien moins méthodique et plus sauvage, fait “du terrain”, va “sur le terrain”. Il ne s’agira pas ici d’expliciter les fonctions théoriques, la légitimité épistémologique ou le sérieux méthodologique de ces rapports au terrain, mais d’explorer, dans le cas d’un travail de recherche spécifique impliquant la pratique du pistage, les effets de cette pratique sur la production de concepts philosophiques. L’hypothèse de travail est simple: certaines pratiques engagent dans une réforme de notre sensibilité au vivant; et c’est cette métamorphose de la sensibilité qui peut déplacer la formulation des problèmes philosophiques. On essaiera de montrer ici comment la pratique d’un pistage philosophiquement enrichi est en partie à l’origine de la reformulation conceptuelle du problème de la coexistence avec les vivants (traditionnellement pensée en termes de gestion, contrôle, ou sanctuarisation et protection) en termes de diplomatie, notamment dans le cas du retour des grands prédateurs que sont les loups dans les campagnes françaises.

L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles, vous êtes les bienvenus.

Séminaire “Pratiques collectives au XIXe siècle” : séance n° 5, mercredi 12 mars 2018

La prochaine séance du séminaire “Pratiques collectives au XIXe siècle” du laboratoire Logiques de l’agir aura lieu le mercredi 14 mars à 18h00 à l’UFR SLHS de l’Université de Franche-Comté en salle E14 (Grand Salon), entrée par le 18 rue Chifflet, 25000 Besançon.

Julien PASTEUR (UBFC, Logiques de l’agir) présentera une conférence sur le sujet suivant :

La république et le gouvernement des esprits : archéologie d’une querelle

à propos de son ouvrage à paraitre mi-avril : Les héritiers contrariés. Essai sur le spirituel républicain au XIXe siècle (Paris, Les Belles Lettres / essais, 2018)

Résumé

Le dogmatisme constitue l’état normal de l’intelligence ». Une telle formule ne nous paraît pas seulement venir du fond des âges, mais résumer en une métonymie parfaite les plus noires furies de l’histoire. Elle ne sort pourtant pas des geôles d’une quelconque inquisition, mais des Considérations sur le pouvoir spirituel rédigées par le fondateur de la sociologie moderne, Auguste Comte. Aussi fantasque qu’il nous paraisse, son cas est loin d’être une rareté. Aux lendemains de 1789, ce n’est pas seulement l’ordre politique qui fut bouleversé, mais la situation même de l’esprit humain. Douloureusement tiraillé entre un Ancien Régime évanescent qu’il n’aime plus, et une démocratie encore inchoative qui le séduit mais l’inquiète, le XIXème siècle est de part en part traversé par le sentiment d’un vide spirituel inédit. De Comte à Michelet, de Pierre Leroux à Péguy, sans oublier les montagnes paginées de Zola ou d’Hugo, il n’est sans doute pas exagéré de dire que cette vacance relève chez eux de la hantise. Que faire du legs de 1789 ? Une réforme civile peut-elle tenir lieu de révolution religieuse ? Existe-t-il un spirituel républicain ? Nous voudrions montrer que le projet d’un « gouvernement des esprits » a moins été la variante sécularisée d’une inféodation des consciences qu’une manière de donner toute son ampleur à la liberté des modernes. Heureux émancipés ou mélancoliques vitupérants, nous en sommes les héritiers.

L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles, vous êtes les bienvenus.

Séminaire “Épistémologie pratique” : mercredi 7 mars 2018

La prochaine séance du séminaire d’épistémologie pratique du laboratoire Logiques de l’agir aura lieu le mercredi 7 mars à 18h00 à l’UFR SLHS de l’Université de Franche-Comté en salle E14 (Grand Salon), entrée par le 18 rue Chifflet, 25000 Besançon.

Gauvain LECONTE (Université de Paris I, IHPST) présentera une conférence sur le sujet suivant :

Confirmation théorique en cosmologie scientifique. Le bayesianisme à l’épreuve des faits

Résumé

Comment évaluer la crédibilité des théories et hypothèses scientifiques qui décrivent notre Univers ? Quelle confiance accorder à des affirmations telles que « le Big Bang a eu lieu il y a 13,7 milliards d’années » qui ne peuvent pas être testés en laboratoire ? Depuis plusieurs décennies, scientifiques et épistémologues ont développé de nouvelles méthodes pour tester et confirmer des hypothèses scientifiques que l’on regroupe sous l’appellation de bayesiennes ou de théories bayesiennes de la confirmation.

Ces méthodes consistent à utiliser le calcul des probabilités pour évaluer le degré de croyance rationnel que l’on peut avoir en une hypothèse en se fondant sur les preuves disponibles. En m’appuyant sur des cas comme la découverte de l’expansion de l’Univers ou du Big Bang, je montre que l’un des avantages de ces méthodes est qu’elles semblent permettre de trier les différents modèles d’Univers à partir des observations.

Cependant, ces théories bayesiennes de la confirmation doivent faire face à une objection majeure connue sous le nom de problème des données déjà connues (old evidence problem) : leurs principes fondamentaux semblent avoir pour conséquence que les observations réalisées avant la formulation d’une hypothèse ne peuvent pas jouer le rôle de preuve en faveur de cette hypothèse. Or, une étude attentive de l’histoire de la cosmologie révèle que les observations passées ont un poids important dans la confirmation des théories qui décrivent notre Univers.

Certains partisans des théories bayesiennes de la confirmation ont soutenu que le problème des données déjà connues n’est qu’un pseudo-problème qui peut être aisément éliminé. Au contraire, je montre non seulement que ce problème n’est pas spécifique aux théories bayesiennes de la confirmation, mais aussi qu’il s’agit d’un authentique problème de méthodologie scientifique qui se pose concrètement aux cosmologistes au sujet d’hypothèses récentes comme celle qui suppose l’existence d’Univers multiples.

L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles.

Vous êtes les bienvenus.

Séminaire “Pratiques collectives au XIXe siècle” : séance n° 4, mercredi 28 février 2018

La prochaine séance du séminaire “Pratiques collectives au XIXe siècle” du laboratoire Logiques de l’agir aura lieu le mercredi 28 février à 18h00 à l’UFR SLHS de l’Université de Franche-Comté en salle E14 (Grand Salon), entrée par le 18 rue Chifflet, 25000 Besançon.

François ATHANÉ (SND, Paris Sorbonne & LIER, EHESS) présentera une conférence sur le sujet suivant :

Mauss, la nation, les communautés 

Présentation

Les termes « moderne », « modernité » apparaissent rarement dans les écrits les plus célèbres de Marcel Mauss, et ne figurent pas dans l’index des trois volumes de ses Œuvres publiées par Victor Karady. On pourrait penser que cette absence atteste du fait que Mauss fut plus anthropologue que sociologue, et qu’il n’a guère analysé les sociétés européennes de son temps. Ce point de vue, déjà remis en cause par la publication de ses Écrits politiques, est devenu intenable avec celle de La nation, due au travail éditorial de Marcel Fournier et Jean Terrier, où le concept de modernité occupe une place centrale. Mon exposé vise à mettre en lumière ce que Mauss considère comme les traits essentiels des sociétés modernes, et les dynamiques sociales qui expliquent leur émergence et leur devenir. Selon Mauss, la nation est une forme de société rare, dont on trouve peu d’exemples dans l’histoire ; mais toute la modernité tend à la prédominance de cette forme sociale. La nation est une société telle que ses membres ont conscience d’en faire partie, et veulent prendre part à sa direction : conscience de soi et volonté de soi en sont les traits essentiels. La nation est une forme de devenir-conscient, où s’exprime la volonté de maîtriser collectivement des processus sociaux jusqu’alors aveugles ou impensés. C’est pourquoi l’existence d’une dynamique démocratique est selon Mauss essentielle à la constitution d’une nation. Mais la modernité tend aussi vers l’appropriation consciente de l’économie, vers la mise en place d’une direction collective et publique de celle-ci. Notre auteur appelle « socialisme » ce mouvement de démocratisation, relevant à la fois de l’ordre des doctrines et de celui des faits, qui tend à une socialisation de l’économie. Il désigne par « nationalisation », mais aussi « collectivisation, collectivisme », l’instauration d’une direction collective de l’économie, ce qu’il distingue fermement de l’étatisation. La nationalisation des sociétés est pour Mauss une auto-organisation démocratique de leur économie.

Vous y êtes tous, toutes, les bienvenu.e.s!

Séminaire “Pratiques contemporaines” : séance n° 6, mercredi 7 février 2018

La prochaine séance du séminaire d’épistémologie pratique du laboratoire Logiques de l’agir aura lieu le mercredi 7 février à 18h00 à l’UFR SLHS de l’Université de Franche-Comté en salle E14 (Grand Salon), entrée par le 18 rue Chifflet, 25000 Besançon.

Fabrice FLIPO (professeur d’épistémologie, de philosophie sociale et politique, Télécom EM / LCSP Université Paris 7 Diderot) présentera une conférence sur le sujet suivant :

  Écosocialisme, écocommunisme : politique et vérité 

Résumé

La modernité s’est volontiers définie comme seule détentrice de la vérité, qu’il s’agisse du libéralisme qui prétend accéder à la seule rationalité conforme à l’essence humaine (Renaut, Ferry, Gauchet) ou du marxisme qui a cherché à établir la science de l’histoire et de l’émancipation. La philosophie postmoderne a formellement déconstruit ces récits, qui demeurent cependant très actifs, au moins sous leur forme néolibérale et productiviste, en témoignent les perspectives de conquête spatiale et de transhumanisme, ainsi que le fameux slogan « there is no alternative ». Du côté de l’émancipation les récits se sont pluralisés, faisant émerger divers sujets de l’histoire : écologistes, « racisés », « genrés » LGBTQ, sans effacer la lutte des classes, qui demeure d’actualité. La synthèse, de certaine, dans le marxisme traditionnel, est devenue problématique, laissant une place à la stratégie, comme en témoignent le succès des travaux d’Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe. Quelles perspectives peut-on tracer, de manière analytique ou politique ? Le communisme est-il encore à l’ordre du jour ? Un écosocialisme pourrait-il voir le jour ? Que penser des tentatives esquissées en Amérique latine ou en France à cet égard ? Comment saisir l’émancipation ? Telles sont les questions que nous voudrions aborder dans cette conférence, avec une thèse forte : l’émancipation, c’est la vérité.