Séminaires “Ontologie des pratiques” et “Pratiques contemporaines” : Elsa Boyer, mercredi 22 novembre 2017

Les séminaires “Ontologie des pratiques” et “Pratiques contemporaines” recevront ce mercredi 22 novembre 2017 Elsa Boyer (Docteur en philosophie de l’université Paris-Nanterre), au Grand Salon (E14), 18 rue Chifflet (1er étage), de 18 à 20h. Elle présentera son ouvrage intitulé :

Le Conflit des perceptions (Paris, éditions MF, coll. “Inventions”, 2014)

Ce livre est le remaniement d’une thèse de doctorat en philosophie effectuée sous la direction de Catherine Malabou, soutenue à l’université Paris-Nanterre en 2010. Pour plus d’informations sur l’ouvrage et sur la thèse, cliquez sur les liens.

Séminaire “PhiCogMaths” : séance n° 3, mardi 21 novembre 2017

La prochaine séance du séminaire Philosophie-Sciences cognitives-Mathématiques aura lieu le mardi 21 novembre à 16h30 à Besançon, amphi A, bâtiment métrologie, UFR Sciences.

Guy VALLET

(Professeur émérite, Université de La Rochelle)

présentera une conférence sur le sujet suivant :

 L’expérience des mathématiques

Résumé

L’objet de cet exposé est de proposer une approche philosophique des mathématiques restant au plus près de la pratique des personnes engagées dans cette discipline. Cette analyse portera toute son attention sur la manière dont l’activité mathématique se manifeste dans l’expérience vécue des mathématicien·ne·s. Tout d’abord, on notera que le cadre de travail propre aux mathématiques est structuré par des conditions cognitives et langagières spécifiques à la fois contraignantes et fécondes. Ensuite, on introduira une distinction importante entre deux notions de preuves d’une propriété :

1.  la preuve comme assemblage de textes, de symboles et de graphismes,

2. la preuve comme expérience ultime de l’évidence d’une propriété, vécue d’abord individuellement puis partagée par une communauté.

Cette approche permettra de comprendre à la fois la force de la certitude attachée à un résultat mathématique et la part de fragilité qui lui est irréductiblement attachée. Autre bénéfice, elle jettera un éclairage intéressant sur la question controversée du statut des preuves assistées par un traitement informatique et sur l’évolution possible des mathématiques de ce fait.

Cette conférence est organisée dans le cadre du séminaire Philosophie-Sciences cognitives-Mathématiques, axe Fondements politiques et culturels de l’éducation de la Fédération de recherche EDUC.

Séminaire Philosophie-Sciences cognitives-Mathématiques

Séminaires “PhiCogMaths” et “Ontologie des pratiques” : Stefan Neuwirth & Arnaud Macé, mercredi 15 novembre 2017

Dans le cadre du séminaire “PhiCogMaths”, en collaboration avec le séminaire “Ontologie des pratiques”, Stefan NEUWIRTH (UMR 6623 Laboratoire de Mathématiques, UBFC) et Arnaud MACÉ (EA 2274 Logiques de l’Agir, UBFC) présenteront une conférence sur le sujet suivant :

Ancrages matériels de l’éléatisme (I) : les paradoxes de Zénon

au Grand Salon (E14), 18 rue Chifflet (1er étage), de 18 à 20h. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Présentation 

La notion d’« ancrage matériel » (Hutchins 2005) désigne une structure matérielle prêtant sa forme à une structure conceptuelle : ainsi la queue chez le boulanger est le support matériel d’une intégration conceptuelle (« conceptual blend », Fauconnier & Turner 2002), entre une ligne et une flèche (« trajector »), qui permet de savoir qui fait partie de la queue et qui est le prédécesseur et le successeur de chaque participant.

Nous faisons l’hypothèse que certaines difficultés rencontrées dans l’interprétation de la pensée présocratique peuvent être levées si l’on s’aperçoit que son mode d’expression intègre la description et l’usage d’un certain nombre d’ancrages matériels. L’étude systématique de tels ancrages est de nature à permettre d’expliciter les arguments qui nous sont parvenus sous une forme fragmentaire.

Nous abordons cette étude par les fragments d’Élée, qui nous ont semblé particulièrement riches en ancrages matériels. Nous commençons par Zénon, parce que la façon dont il aborde la notion d’infini (ou d’illimité, apeiron) ouvre de larges perspectives sur la façon dont les Grecs faisaient usage de supports matériels pour développer les notions et raisonnements mathématiques.

Bibliographie préliminaire

Fauconnier, G. et Turner, M., The Way We Think : Conceptual Blending And The Mind’s Hidden Complexities, New York, Basic Books, 2002.

Hutchins, E., « Material anchors for conceptual blends », Journal of Pragmatics, vol. 37, no 10, octobre 2005, p. 1555‑1577.

Lakoff, G. et Núñez, R. E., Where Mathematics Comes from : How the Embodied Mind Brings Mathematics Into Being, New York, Basic Books, 2000.

Séminaire Philosophie-Sciences cognitives-Mathématiques

Axe 1.3 – Ontologie des pratiques

Séminaires “Ontologie des pratiques” et “Pratiques contemporaines” : Sabine Collardey & Laurent Perreau, mercredi 8 novembre 2017

Les séminaires “Ontologie des pratiques” et “Pratiques contemporaines” recevront ce mercredi 8 novembre Sabine COLLARDEY et Laurent PERREAU sur le sujet suivant :

L’intentionnalité collective en question

au Grand Salon (E14), 18 rue Chifflet (1er étage), de 18 à 20h. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Résumé

Ces dernières décennies, la philosophie anglo-saxonne de tradition analytique a vu se développer un débat portant sur la nature de l’« intentionnalité collective ». Ce concept a d’abord été employé pour rendre compte des états mentaux d’agents engagés dans une action collective : marcher ensemble, jouer de la musique, danser le tango, collaborer en vue d’une fin déterminée, etc. À partir des contributions initiales de Raimo Tuomela, Michael Bratman, Margaret Gilbert et John Searle, le thème de l’intentionnalité collective s’est progressivement imposé comme un lieu de discussion majeur pour la philosophie sociale et pour la philosophie de la pratique. Il recouvre désormais des questionnements variés, qui portent sur les faits institutionnels, le statut des acteurs collectifs, les émotions partagées, les engagements conjoints etc. Au cours de cette séance, on cherchera à faire la démonstration de l’intérêt de ce débat, en soi et pour une philosophie de la pratique au sens large, tout en revenant sur certaines des difficultés qu’il rencontre.

Indications bibliographiques

– Pour une présentation générale : https://plato.stanford.edu/entries/collective-intentionality/

– H. B. Schmid et P. Schweikard, Kollektive Intentionalität. Eine Debatte über die Grundlagen des Sozialen, Frankfurt am Main, Suhrkamp, 2009.

– R. Tuomela, K. Miller, « We-Intentions », Philosophical Studies, 53, 1988, p. 367-389.

– M. Bratman, « Shared Cooperative Activity », Philosophical Review, 101, 2, 1992, p. 327-341.

– J. Searle, « Collective Intentions and Actions », in P. Cohen, J. Morgan, et M. E. Pollack (éds.), Intentions in Communication, Cambridge Mass., Bradford Books, MIT Press, 1990, p. 401-415.

– P. R. Cohen et H. J. Levesque, « Teamwork », Noûs, 35, 1991.

– M. Gilbert, « Walking Together », in Midwest Studies in Philosophy 15, 1990, p. 1-14 [tr. fr. par B. Auerbach dans M. Gilbert, Marcher ensemble. Essai sur les fondements des phénomènes collectifs, Paris, 2003, p. 45-71].

Axe 1.3 – Ontologie des pratiques

Axe 3 – Pratiques contemporaines

Séminaire “Pratiques collectives au XIXe siècle” : annulation de la séance du mercredi 25 octobre 2017

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la séance du mercredi 25 octobre du séminaire “Pratiques collectives au XIXe siècle”, au cours de laquelle Dominique SOUCY devait présenter une conférence sur “Enjeux coloniaux et franc-maçonnerie à Cuba au XIXe siècle”, est annulée.

Nous nous retrouverons donc le mercredi 8 novembre pour entendre – dans le cadre des séminaires “Ontologie des pratiques” et “Pratiques contemporaines” – la conférence de Sabine COLLARDEY intitulée :

L’intentionnalité collective en question

Axe 1.3 – Ontologie des pratiques

Axe 3 – Pratiques contemporaines

Séminaire “Ontologie des pratiques” : Philippe Roy, 18 octobre 2017

Le séminaire “Ontologie des pratiques” recevra ce mercredi 18 octobre 2017 Philippe Roy  (Docteur en philosophie de l’université Paris 8 – enseignant au Lycée Duhamel à Dole) pour nous présenter son ouvrage intitulé :

L’Immeuble du mobile : une philosophie de la nature avec Châtelet et Deleuze (Paris, Puf, coll. « MétaphysiqueS », 2017)

au Grand Salon (E14), 18 rue Chifflet (1er étage), de 18 à 20h. Entrée libre dans la limite des salles disponibles.

Axe 1.3 – Ontologie des pratiques

Cette présentation sera suivie de la première séance du séminaire “Philosophie-Sciences Cognitives-Mathématiques” qui aura lieu au campus de la Bouloie jeudi 19 octobre à 16h30, amphi A, bâtiment métrologie, UFR Sciences. Nous aurons alors le plaisir de recevoir David Rabouin (SPHERE, CNRS) pour une conférence intitulée :

Logique de l’imagination en ancrages matériels en mathématiques

Séminaire Philosophie-Sciences cognitives-Mathématiques

Journée Merleau-Ponty vendredi 13 octobre 2017

Le vendredi 13/10 aura lieu une matinée d’introduction au texte de Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, au programme de l’oral d’agrégation. Ces conférences sont ouvertes à tous, toutes (étudiant.e.s, enseignant.e.s), dans la limite des places disponibles.

Jean-Michel Le Lannou (Professeur de première supérieure) :

L’anti-idéalisme de Merleau-Ponty

Michaël Crevoisier (E.A. 2274, Logiques de l’agir) :

La transcendantalité du corps. Merleau-Ponty lecteur de Husserl

Les présentations seront suivies d’une lecture commentée de quelques textes. La matinée du vendredi 13 octobre sur Merleau-Ponty se déroulera dans la salle N114 sur le site de l’Arsenal, de 9h à 12h.

Séminaire “Pratiques collectives au XIXe siècle” : Silyane Larcher, 11 octobre 2017

La prochaine séance du Séminaire “Pratiques collectives au XIXe siècle” aura lieu le mercredi 11 octobre, de 18h à 20h, au Grand Salon (E14), 18 rue Chifflet (1er étage), où nous aurons le plaisir de recevoir :

Silyane Larcher (CNRS, UMR 8245 & IRD, UMR 205, Paris Diderot), pour une conférence intitulée :

L’universalisme républicain à l’épreuve : la citoyenneté française aux Antilles après l’abolition de l’esclavage

autour de son ouvrage intitulé L’autre citoyen. L’idéal républicain et les Antilles après l’esclavage (Armand Colin, 2014).

Résumé

Si conformément au principe révolutionnaire d’universalité des droits du citoyen, l’abolition de l’esclavage par la Seconde République en 1848 a institué la pleine égalité civile et politique entre citoyens (masculins) de la métropole et ex-esclaves des « vieilles colonies » de plantation, l’égalité civique n’a pas pour autant impliqué la pleine inclusion de ces derniers dans la « communauté des citoyens ». En effet, la pleine citoyenneté française s’est accompagnée aux Antilles (mais aussi en Guyane et à la Réunion) d’un régime législatif dérogatoire au droit commun. Ces « colonies de citoyens » furent régies par un système juridique les plaçant en dehors des lois applicables en métropole. Quelle « pensée d’État » permit, au long de plusieurs régimes politiques distincts, de faire tenir ensemble l’articulation improbable entre égalité civique et exception ? La division de l’égalité qui fonda une mise à l’écart des égaux ou une « altérisation » des citoyens des colonies post-esclavagistes s’est articulée dans la longue durée à une politisation des héritages historiques et anthropologiques des personnes originaires des îles à sucre. En abordant l’histoire de la citoyenneté française à partir de sa marge coloniale caribéenne, on observe ainsi qu’elle ne fut pas toujours unitaire ni abstraite : elle s’est articulée à une fabrique spécifique de la race. La logique de racisation par laquelle s’opéra la coupure entre Français de la métropole et Français des « vieilles colonies » anciennement esclavagistes ne se comprend pas simplement en termes coloristes, mais plutôt en termes « civilisationnels » — en termes « culturels » dirions-nous aujourd’hui.

Ateliers doctoraux “Philosophie et sciences” : 2e volet, 4 et 5 octobre 2017

Le deuxième volet des Ateliers doctoraux «Philosophie et sciences», animé cette fois par Bruno Bachimont, aura lieu mercredi 4 et jeudi 5 octobre 2017 au Grand Salon, 18 rue Chifflet .

Il débutera par une table ronde sur la notion de réseau, animée par Carole Widmaier et Yuk Hui mercredi 5 octobre de 14h30 à 17h30.

Cette table ronde sera suivie de la conférence d’ouverture de Bruno Bachimont de 18h à 20h, dans le cadre du séminaire d’épistémologie pratique :

Le calcul comme paradigme et non comme outil :

quand le numérique nous emporte d’une épistémologie de la mesure à une épistémologie de la donnée

Résumé 

Souvent le calcul n’est considéré que comme la mise en oeuvre et l’opérationalisation de relations conceptuelles déjà présentes et données : il permet de préciser voire de simuler les phénomènes ainsi décrits par ces relations. Si cette conception est parfaitement juste et correspond aux déploiements sans précédents qu’ont connus les sciences ces dernières décennies sous l’empire des possibilités calculatoires de nos outils, elle ne permet pas cependant de rendre compte de ce que l’on appelle désormais les sciences des données. En effet, aux deux piliers fondamentaux de la science classique, à savoir la théorie et l’expérimentation, le calcul scientifique a permis d’ajouter un troisième, la simulation, et nous découvrons qu’une autre mobilisation du calcul donne lieu à un quatrième, l’analyse des données. Si les outils et techniques utilisés dans cette dernière perspective ne sont pas nouveaux, l’analyse des données renvoie cependant à une mutation profonde selon nous dans notre rapport au monde et le fondement épistémologique de nos connaissances. Nouveau nominalisme renouvelant le geste du nominalisme médiéval concernant notre rapport à la nature vers un nouveau rapport à la culture, l’analyse des données est un déplacement des pratiques scientifiques qu’il convient de considérer en élaborant une épistémologie qui lui soit propre, une épistémologie de la donnée, qui viendrait enrichir l’épistémologie de la mesure à laquelle la science contemporaine était jusque-là adossée.

La journée du jeudi sera quant à elle réservée aux communications des doctorants.

Retrouvez sur le site de l’actualité de l’UFC toutes les informations relatives au déroulement de ces journées