Séminaire “Pratiques collectives au XIXe siècle” : annulation de la séance du mercredi 25 octobre 2017

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la séance du mercredi 25 octobre du séminaire “Pratiques collectives au XIXe siècle”, au cours de laquelle Dominique SOUCY devait présenter une conférence sur “Enjeux coloniaux et franc-maçonnerie à Cuba au XIXe siècle”, est annulée.

Nous nous retrouverons donc le mercredi 8 novembre pour entendre – dans le cadre des séminaires “Ontologie des pratiques” et “Pratiques contemporaines” – la conférence de Sabine COLLARDEY intitulée :

L’intentionnalité collective en question

Axe 1.3 – Ontologie des pratiques

Axe 3 – Pratiques contemporaines

Séminaire “Ontologie des pratiques” : Philippe Roy, 18 octobre 2017

Le séminaire “Ontologie des pratiques” recevra ce mercredi 18 octobre 2017 Philippe Roy  (Docteur en philosophie de l’université Paris 8 – enseignant au Lycée Duhamel à Dole) pour nous présenter son ouvrage intitulé :

L’Immeuble du mobile : une philosophie de la nature avec Châtelet et Deleuze (Paris, Puf, coll. « MétaphysiqueS », 2017)

au Grand Salon (E14), 18 rue Chifflet (1er étage), de 18 à 20h. Entrée libre dans la limite des salles disponibles.

Axe 1.3 – Ontologie des pratiques

Cette présentation sera suivie de la première séance du séminaire “Philosophie-Sciences Cognitives-Mathématiques” qui aura lieu au campus de la Bouloie jeudi 19 octobre à 16h30, amphi A, bâtiment métrologie, UFR Sciences. Nous aurons alors le plaisir de recevoir David Rabouin (SPHERE, CNRS) pour une conférence intitulée :

Logique de l’imagination en ancrages matériels en mathématiques

Séminaire Philosophie-Sciences cognitives-Mathématiques

Journée Merleau-Ponty vendredi 13 octobre 2017

Le vendredi 13/10 aura lieu une matinée d’introduction au texte de Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, au programme de l’oral d’agrégation. Ces conférences sont ouvertes à tous, toutes (étudiant.e.s, enseignant.e.s), dans la limite des places disponibles.

Jean-Michel LE LANNOU (Professeur de première supérieure) :

L’anti-idéalisme de Merleau-Ponty

Michaël CREVOISIER (EA 2274 Logiques de l’agir) :

La transcendantalité du corps. Merleau-Ponty lecteur de Husserl

Les présentations seront suivies d’une lecture commentée de quelques textes. La matinée du vendredi 13 octobre sur Merleau-Ponty se déroulera dans la salle N114 sur le site de l’Arsenal, de 9h à 12h.

Séminaire “Pratiques collectives au XIXe siècle” : Silyane Larcher, 11 octobre 2017

La prochaine séance du Séminaire “Pratiques collectives au XIXe siècle” aura lieu le mercredi 11 octobre, de 18h à 20h, au Grand Salon (E14), 18 rue Chifflet (1er étage), où nous aurons le plaisir de recevoir :

Silyane LARCHER (CNRS, UMR 8245 & IRD, UMR 205, Paris Diderot), pour une conférence intitulée :

L’universalisme républicain à l’épreuve : la citoyenneté française aux Antilles après l’abolition de l’esclavage

autour de son ouvrage intitulé L’autre citoyen. L’idéal républicain et les Antilles après l’esclavage (Armand Colin, 2014).

Résumé

Si conformément au principe révolutionnaire d’universalité des droits du citoyen, l’abolition de l’esclavage par la Seconde République en 1848 a institué la pleine égalité civile et politique entre citoyens (masculins) de la métropole et ex-esclaves des « vieilles colonies » de plantation, l’égalité civique n’a pas pour autant impliqué la pleine inclusion de ces derniers dans la « communauté des citoyens ». En effet, la pleine citoyenneté française s’est accompagnée aux Antilles (mais aussi en Guyane et à la Réunion) d’un régime législatif dérogatoire au droit commun. Ces « colonies de citoyens » furent régies par un système juridique les plaçant en dehors des lois applicables en métropole. Quelle « pensée d’État » permit, au long de plusieurs régimes politiques distincts, de faire tenir ensemble l’articulation improbable entre égalité civique et exception ? La division de l’égalité qui fonda une mise à l’écart des égaux ou une « altérisation » des citoyens des colonies post-esclavagistes s’est articulée dans la longue durée à une politisation des héritages historiques et anthropologiques des personnes originaires des îles à sucre. En abordant l’histoire de la citoyenneté française à partir de sa marge coloniale caribéenne, on observe ainsi qu’elle ne fut pas toujours unitaire ni abstraite : elle s’est articulée à une fabrique spécifique de la race. La logique de racisation par laquelle s’opéra la coupure entre Français de la métropole et Français des « vieilles colonies » anciennement esclavagistes ne se comprend pas simplement en termes coloristes, mais plutôt en termes « civilisationnels » — en termes « culturels » dirions-nous aujourd’hui.